17.06.2008

Monomaniaque

Il me trompe.

16.06.2008

Ma vie est une sitcom

Burlesque. Une sitcom à l'italienne. Ri-di-cule!

Après un week-end déjanté où, dans l'ordre, j'ai:

1. fait ami ami avec des branchouilles télégéniques, dans un petit festival, au-delà du périf', en pays barbare: la banlieue,

2. bu des téquila-paf au milieu de financiers, à côté d'un roi du cuni, en pays barbare: le 15è,

3. promis au philosophe d'arrêter de boire, après être rentrée chez lui beurrée comme un p'tit Lu,

4. été mise à la porte sans trop de cérémonie le dimanche matin,

5. pris un café, transie de froid, en terrasse, l'air de rien, en faisant semblant de lire Le Monde, lunettes noires vissées sur le nez,

6. discuté cul avec mon Etoile, après sa nuit blanche passée avec compatriote du philosophe,

7. répondu à l'appel de détresse d'une autre amie qui venait de se faire plaquer par post-it alors qu'elle était partie faire les courses,

8. tapé une mission au fin fond de bouseux-land pour qu'elle explique au malotru que personne ne décidait à sa place,

9. passé 45 minutes, coincée sous un porche de petit-train, au milieu de nulle part, tentant de me protéger d'une tempète magistrale, avec le frère de Quasimodo,

10. mangé un flan qui avait le goût de frite...

etc.

Bref, aujourd'hui, je réitère et continue sur ma lancée.

Le philosophe part demain en son pays. Durée: 3 mois. Ok, j'étais au courant, c'était dans le deal.  Problème: en partant, dimanche, je lui ai dit: "Ok. J'arrête de t'embêter. Si tu as envie de me voir, appelle moi." En clair et non crypté: "Si tu ne m'appelles pas avant ton départ, c'est fini."

Ce matin, je me lève. Pas la pêche, Creep tourne en boucle dans ma tête, pas beaucoup d'espoir... mais mon côté fleur-bleue me pousse à jeter négligemment ma brosse à dents au fond du sac à main. La journée passe. Pas d'appel. Bouffées d'angoisse incontrôlées en réunion toute l'après-midi. Incapable de formuler le moindre raisonnement. Mettre des mots: impossible. Je m'ecclipse régulièrement. Mon patron doit penser que j'ai une cistite.

Je fais de ma vie un enfer. Toute seule, comme une grande.

19h. La cloche a sonné. Je fonce dehors. Respirer. RES-PI-RER. Oui, j'ai compris dix minutes auparavant. J'ai compris. J'ai enfin vu tous les signes que j'occultais. Il va me quitter. Il ne me le dira pas ce soir. Il va attendre la semaine prochaine, me téléphoner 5 minutes et me dire qu'il n'y croit pas, que ça marche pas, qu'il a pas envie, trop de choses à faire, que c'est pas compatible, que je lui plais mais que c'est pas suffisant, qu'il me souhaite un tas de... conneries de merde de fuck de bordel de...! ENCORE! Ces putains de 2 mois, mais c'est pas possible, j'ai quoi? je le fais exprès ou quoi? 

Bus.

Crise de chiale sur le quai du RER. Je cours rejoindre mon RV. Mon Etoile m'attend à Châtelet, ne sait pas que je suis au fond. Paranoïa chère à mon instinct, je sais que tu ne me trompes pas.

Bla-bla boulot. Je me suis calmée. Pas faim. Je prends une salade et aborde le sujet. Du mal à respirer, je me fais engueuler. Je le savais. Je demande un temps mort, une pause clope. Voilà, c'est reparti quelques minutes après. Crise de chiale assise sur le sol dans ses bras pour une vulgaire histoire de bite.

C'est bon, je vais y aller. Je vais aller le voir.

Alors, ce soir, j'ai déboulé chez lui. Coup de fil passé. Je lui demande audience 5 minutes. Là maintenant? Il a peu de temps, doit rendre un pull à une amie. Mon Etoile me talonne et s'ecclipse à l'entrée de la rue.  Je grimpe les marches 4 à 4. Frappe à la porte. Pas de réponse. Musique africaine, voix féminine... merde, je me suis plantée d'étage. Je redescend. Frappe. L'absence de paillasson m'intrigue. Aurait-il décidé de repartir avec le paillasson? Pas de réponse. Je remonte, refrappe à cette porte d'où s'échappe des sons inconnus. Du bruit. Je me recule. Il ouvre, dit mon prénom l'air inquiet, demande ce qu'il se passe, m'invite à entrer. Je reste dans l'entrée, essoufflée. C'est rien, je me suis trompée d'étage. J'ai eu une grosse crise de parano. Je me suis dit que tu voulais me quitter alors je suis venue pour que tu me le dises. 

Il me dit que non. Qu'il est désolé d'avoir été désagréable, mais que oui, il a pas aimé que j'arrive bourrée la dernière fois, qu'il comprends pas pourquoi alors que je devais le voir. Il tente de me rassurer. ça marche moyen. J'observe le reste de la pièce. Il m'explique qu'il a sa vie à faire, ses propres choix, qu'il ne veut plus la mettre de côté pour une nana. Ok, pas de problème. etc.

Bref, en y repensant maintenant, je me dis que je me suis fait enfler. Mais, au moins, j'aurais enfin dépassé ma réserve. Je viens de me mettre en position d'infériorité. Un mouvement amorçé depuis une semaine. Allez, hop! Voilà, j'ai fait n'importe quoi, suivi mes instincts, je reste lucide sur l'avenir bien pourri de cette relation, mais au moins je l'aurai vécu mon mélo, moi la reine des glaces.  

10.06.2008

Rue des remugles obscurs

ConfirmaImage_4.jpgtion de médiocrité obtenue. Mademoiselle, nous avons le plaisir de vous adresser nos félicitations les plus sincères. Fidèle à l'idée que nous nous faisions de vous, vous ne nous décevez pas. Une fois de plus. Un an de plus, le quart de siècle approchant vous avez lamentablement échoué à votre entretien.

Voilà, c'est fait. C'est attesté, je ne vaux rien. Tenaillée par la honte, je tente de faire bonne figure préparant les esprits à l'officialisation de mon échec, à la mise en avant de mes illusions, à l'ampleur de ma prétention fallacieuse. Le coeur au fond de la gorge, un sentiment de déjà-vu, déjà vécu, m'assaillit. L'histoire se répète. Et cette odeur, cette odeur tenace... ça sent la merde. Cette odeur c'est moi. Unique envie: me jeter au fond d'un trou obscur et oublier.

Oublier que le philosophe me tient par les couilles. Arracher péniblement les mots, il a su faire. Voilà, hier soir, en inconditionnelle masochiste, un genou à terre du fait de mes performances ridicules de l'après-midi, j'ai plié le second. En avouant d'abord dans un murmure puis dans un cri l'attachement que j'éprouve, cet emballement cardiaque qui me saisit ces derniers jours, j'ai certainement fait une belle connerie. 

Ses folles déclarations ne m'oppressaient guère jusqu'à présent. Mon désir de fuite muselé par mon inconscient, j'ai tenu bon. Désormais objectivé, mon ressenti risque de foutre la merde. Je me connais.

Une histoire d'ego dans les deux cas.

Qu'il se barre. Mais qu'il se barre! Et alors? Je vais boire plus que de raison pour oublier un autre échec? Mon foie a pris depuis longtemps un abonnement aux ivresses diverses. Le 17, c'est plié!

Sans jouer Madame Irma, les mois qui s'annoncent marqueront le début d'un voyage. Je suis lasse de résister. Cédons, cédons! L'atavisme à la porte, laissons le entrer, pourquoi lutter? 

 

 

04.06.2008

Alors, tu choisis quoi?

Quotidien bagnard en HP, philosophe en son pays, retour du compatriote barcelonnais... voici venir les premices des mois à venir.

L'inquiètude s'installe doucement. Pas que je ne lui fasse pas confiance. Je ne lui fais pas confiance mais sa "trahison" sera toujours mieux vécue que la mienne. La tentation, je la connais que trop bien. Elle a l'odeur de Corto Maltese, la couleur de l'Espagne, le goût de l'Italie. Et ça le petit prof amoureux ne le sait pas. 4 jours à peine qu'il est reparti traîner ses guêtres du côté de Rimini et je flirtouille avec l'auditeur. Son nom traîne encore au bord de mes lèvres. Normal, son retour est prévu pour demain. Mais qu'adviendra-t-il de nos amours... (facile)... quand dans 15 jours il repartira pour 3 mois?

Retour au célibat. Non acté certes, mais l'état d'esprit sera là.

Dans quelques jours, j'arrête le temps. Marre de vieillir même si je fais une belle adulescente. Pour me consoler, je ne suis pas une enfulte.

Après demain, je vais devoir me justifier de ma mort subite auprès de l'amie du contrôleur, ne pas céder à l'envie de rouler une pelle (juste pour le plaisir) au sigisbée d'antan et surtout me languir du philosophe m'attendant sagement à la maison.

Lundi, entretien de ma vie. Oui, ne jamais en rajouter.

Oh! Basta, la vie est courte. Dans 2 jours, je meure de tuberculose. Je me transforme en nénuphar, c'est écrit. Les racines dans la vase, les feuilles planes et coupantes, j'offre mon coeur spongieux au bercement moite de l'onde, pétales blancs déployés.  

25.05.2008

Par tous les seins!

Clope au bec, j'écris une nouvelle fois dans un état second mais bien connu. Quelques grammes d'alcool dans le sang ou l'inverse, je relate des souvenirs encore frais. Permettez moi de me présenter ainsi à vous et excusez d'avance les erreurs à venir.

Demain matin, je vais barboter de bonne heure. Je suis donc rentré tôt.

Je fête depuis hier soir mon admissibilité, mes joies et tout ce truc qui va trop bien dans tous les sens en ce moment que c'est pas normal. Bref, méfiance. Suis admissible dans cette putain d'école! Bon reste l'entretien. Lendemain d'anniv d'ailleurs, ça va être folklo!

Hier soir, soirée départ pour Berlin chez un pote. Soirée tous seins dehors aussi. Assez étrange. Le trip de l'hétéro qui vire lesbienne le temps d'une galoche, j'ai passé l'âge, pardonnez moi. Mais le concept top-less, je connaissais pas. Je suis partie quand rhabillez les nanas surexcitées autour d'une camionneuse ouvertement saphiste a lancé le mouvement. Bonne idée, ça devenait gênant. surtout quand un sicilien malotru (du cul) avait dans l'idée de me serrer. Je sais pas ce que j'ai avec les ritals depuis 6 mois mais ça n'arrête pas.

En parlant de rital. C'est officiel, j'en pince pour le philosophe. La trouille au ventre de le voir partir... pour l'Italie ou ailleurs d'ailleurs. Un signe?

Mal au coeur de ne pas le voir depuis 36h. ça part en mauvais coton cette histoire.

Le roi du compliment bizarre à qui j'ai fait une scène pour des propos dragueurs tenus à ma remplacante au sein de la pieuvre s'attache à moi.. comme à sa montre. Il me dit m'avoir reconnu. Je ne sais pas comment prendre ce terme. Une déclaration cachée ou un simple problème avec la langue de Molière?  

Ce soir, anniv bis de meilleure amie archi. Têtes connues, vin éclusé, bières descendues, oeil fait au Ro qui ne sait pas se laver, rencontre des "Bite-nique"... suis toute bourrée et j'appelle le macaroni.

-"A moi aussi tu m'as manqué"... -"oh c'est trop gentil, alors que je ne t'ai rien dit". Je suis vraiment grave, je lui dit que j'ai envie de niquer mais après je lui répond sur un ton amoureux mielleux ... m'a percé à jour c't'enfoiré! 

Bon, go! au dodo, suis vraiment pas en état.  

18.05.2008

OK technique

  • Concours, OK.
  • Rencontre sphère pro - sphère perso, OK.  
  • Divulgation de secret, OK.
  • Un poème espagnol appris et déclamé pour moi, OK.
  • Rencontre amis-macaroni de ce que je me dois d'appeler mon mec, OK.
  • Visite romantique du jardin du musée Rodin, OK.
  • Soirée galère conclue par un massage, OK.
  • Réveil douceur dans les bras d'un rital, OK.
  • Ballade tardive à la recherche d'un poulet, OK.
  • Débat animé sur la question freudienne autour du poulet, OK.  
  • Journée trop courte et aucune envie de partir, OK.  
  • Lui en vouloir de me manquer avant même que je sois partie, OK.
  • Etre infecte, OK, OK, OK.
  • Etre câline à outrance, OK.  
  • Retard énorme pris dans mes contrats, OK.  
  • Tomber amoureuse et flipper, OK.  

16.05.2008

Les chinois ne meurent jamais

-... Le savais-tu? Cette idée est répandue en Italie, surtout à Rome.

Ah, non. Je ne savais pas. Mais t'es là et tu m'expliques gentiment les origines de cette idée saugrenue. Flûte de Veuve dans la main gauche, regard plongé dans le panorama parisien, assis sur ce banc, main droite sur ma taille et le Sacré Coeur dans le dos,  tu t'arrêtes de parler, souris et me demande si la couleur rose des nuages à quelque chose à voir avec l'amour.

Plus cliché, tu meurs. Mais, putain, qu'est ce que c'est bon! Apprécier le moment, savourer les bulles et rire de la situation.

Le philosophe de la Botte, je vais lui couper l'herbe sous le pied en matière de poncifs à l'eau de rose. Le plan du champ', c'était mon idée. Le panorama, le sien... en apparence. Je n'ai pas décroché un mot avant le deuxième verre. Pas grave, le plan "so romantic" lui a fait l'effet d'un pot belge sur un coureur cycliste. Infatigable, intarissable le petit. Une énième demande officielle d'être sa "copine". D'un ridicule touchant.

- Viens en Italie. Viens cet été. Viens.

- T'es dingue, tu ne te rends pas compte de ce que tu viens de me proposer. J'ai toujours dans mes bagages mes acolytes. Fais pas cette tête. Ce sont de jolies filles.

Il insiste. Ce matin encore dans le métro. Il veut y être mon chauffeur, mon hôte, mon amant, mon guide. Pas dit oui, pas dit non. L'invitation est bonne à prendre mais en même temps, un peu tôt tout de même, non?

Lundi, j'étais amoureuse. Aujourd'hui, je ne sais plus. Pourtant, rien de particulier. Je crois qu'il me fait flipper, surtout quand, emporté, il me parle en italien, soulagé que je ne comprennes rien.  

En attendant, le mystère des chinois reste entier et c'est mieux comme ça.

Bande son: Spleen - Tu l'aimeras


podcast
 

09.05.2008

Smells like bibine spirit

Gueule de bois et orteil entaillé... physiquement, les traces de la nuit précédente ne sont pas glorieuses. Toujours avec le philosophe de la Botte, rejoint initialement pour une bière fraîche en terrasse sur le mode l'amour à la plage, j'ai encore passé une nuit des plus étranges.

Les bras chargés de paquets, je me suis retrouvée au milieu d'un déménagement sans avoir rien demandé. D'une charmante impasse du 17, arrivée à Montmartre. Pile la rue, pile la porte cochère où je me suis envoyée en l'air 5 ans auparavant avec le mec hygiènique d'alors. Ces souvenirs de hauts faits, je les garde pour moi. Dans un premier temps.

Le philosophe se fait cuistot et propose de boire sans compter... bah, comme d'hab. Mauvais bordeaux et porto. On devise des heures. Féminisme, désir, valeur travail. Black out sur le reste de la conversation. Aucun souvenir vraiment net de toutes les conneries que j'ai pu lui sortir... mais le coup de la porte cochère, il est désormais au courant. Une mission pigalle m'a vu déambuler dans les rues de panam vers 4h, cheveux au vent, haleine chargée, vieux paletot en cuir sur le dos et italien en pantalon d'hosto espagnol en bandoulière. 

Discussion à nouveau. Je sais que j'ai craché le morceau pour le cancer. J'ai aussi parlé de mes étranges croc'mitaines. Mais merde! je me souviens plus des termes. Bref, il a désormais les outils mais toujours pas le mode d'emploi.

Réveil-vertige quelques heures plus tard. Encore bourrée de la veille, gros de coup de flip, où suis-je? ... Ah, oui. La main du rital sur le sein, je cherche de quoi retirer, diluer cette impression cartonneuse dans ma bouche. Les vertiges et la hauteur de la mezzanine me font renoncer à mon projet. Me recouche.

Après quelques échauffements de voix sur la vitesse de préparation du petit déj', l'urgence de mes rendez-vous et l'absence de shampooing dans cette P**** de B**** de M**** de ...  il me demande innocemment s'il est toujours mon italien préféré. Regard interloqué, méchanceté accrochée au sourire figé, je me retourne. Instant de silence. Je lâche un oui et ajoute l'air de rien... "j'étais quand même sacrément bourrée". 

Ah, ça! Je ne m'emballe plus telle une jouvencelle. Mais, j'ai toujours les mêmes réflexes. Je fais de la merde. ça, ça n'a pas beaucoup changé depuis l'adolescence.  

28.04.2008

Je ne te comprends pas

... mais je t'aime bien.

Je ne sais pas ce que je veux. Enfin si. Enfin non. Enfin voilà. Voilà, le problème.

De quoi ai-je peur? De souffrir? Non. Enfin pas plus que n'importe qui, me dis-je. J'ai peur de lui faire peur parce que je l'aime bien et que je veux pas tout gâcher. C'est pas le bon. Bon, je sais que Le bon n'existe pas. Mais je suis encore une petite fille finalement.

Il voudrait savoir ce qu'il y a dans ma tête. Mais moi-même je ne sais pas. Le coup de la fascination, du mystère et du paradoxe ne va pas marcher longtemps. Va falloir que je me décide vite sur la conduite à tenir. Pour l'heure: pas de questions, pas de perspectives, au jour le jour. Pourtant cette situation ne me convient pas non plus. Elle a quelquechose d'angoissant.

Je ne veux pas lui faire de mal, ni le dévaloriser. Je n'arrive cependant pas à m'empêcher de souffler le chaud, le froid. Je lui impose la plus grande discrétion. Hors de question d'afficher pour le moment cette relation bancale. A la question pourquoi lui, j'ai répondu: "Pourquoi pas? ... (5 min plus tard) je suis comme tout le monde, j'ai besoin d'affection et je t'aime bien." La classe. 

Il a encore dans la tête la précédente. C'est un état de fait qui ne m'embête pas. J'ai dans ma tête le suivant. 

Est-ce du au retour des beaux jours mais les deux autres se font de plus en plus pressants. Comment ralentir la cadence sans leur mettre un stop définitif? Et le rital barcelonnais qui n'est plus désormais qu'un nuage de brume insaisissable.   

24.04.2008

Après moi, le déluge?

Acte I: Des courbatures et des doutes. Après proposition anodine de café... un pot a été pris, le monde refait autour d'une bouteille de vin chez lui, une mission ravitaillement accomplie au milieu de la nuit, la décision de ne pas partir prise, bref... j'ai niqué le philosphe et j'ai des doutes. Je le savais. Je savais que j'allais me poser trop de questions à la con après.

Je sens que c'est le mauvais plan, mais en même temps je me méfie de moi. On se change pas aussi facilement. Fidèle à mes réactions d'apeurée, j'ai joué la reine de glaces. Non pas à l'eau, mais plutôt genre blizzard et tempête de neige. 

Acte II: Après avoir passé la journée avec le philosophe, j'ai couru attifée comme un sac, la tête en vrac, bosse sur le crâne, bleus sur les bras et pleine d'odeurs masculines, à un autre rendez-vous galant. Une séance de ciné et un resto partagé avec le bon fils de famille, je me suis ecclipsée sur les rotules. Ouais sur les mains, je sais pas faire encore. Peu de conversation de la part de l'interessé: timidité ou stupidité? Bref, très chiant et pas forcément l'envie et surtout la force d'aller le chercher. Pourtant, le jeune homme souhaite me revoir. Prochain rendez-vous décliné et repoussé au jour où les poules auront des dents. 

Acte III: Bref, juste envie d'aller dormir.